
Ancien testament
"Suivant l'exégèse augustinienne, les miracles de l'Ancien Testament prennent sens dans la victoire du Christ sur la mort et l'instauration de Son Royaume de Vie. Tout miracle devient signe et proclamation de cette entrée dans la Vie, jusqu'aux miracles perpétuels et discrets que sont les sacrements."
Que nous reste-t-il de la nouvelle d'un Messie nazaréen ? L'économie du Salut n'est pas réductible à une bonne affaire touristique ou artistique, ne retenant de la Terre sainte que ses paysages ou son histoire privilegiée. Le Christ venu dans ces coins paumés ? la géographie christique est pour le moins inconvenante. la sainte Famille traversant l'espace biblique, le monde reçoit la bénédiction du passage de Dieu fait homme. Mais les voies du Seigneur sont impénétrables et ne dessinent pas d'itinéraire bien conçu : le Christ rencontre son peuple selon les surprises du cheminement. En lui le chemin devient vie et nous laisse l'héritage d'une présence.
La lettre
ou l'esprit
Les Psaumes
Prière de l'homme, le psaume nous invite à célébrer ou appeler le Seigneur. Le chant du psalmiste est aussi un lieu ou le chrétien peut se reconnaître, redire les phrases que priait le Christ. Mais paslmodier, c'est encore plonger dans le mémorial d'un peuple qui nous a précédés dans la foi.
Et je te donnerai des trésors secrets
Cet article s'interroge sur le sens à donner à la premiere béatitude qui, de prime abord, sonne comme une provocation. Il s'attache à distinguer la pauvreté sociale de la pauvreté spirituelle.
De l'Ancien Testament au Nouveau, le vin recouvre une symbolique diverse. Sur la table bénie par Dieu ou dans les beuveries de Sodome, il a goût d'humanité. Aussi l'Ecriture conseille-t-elle avec sagesse une modération qui seule permet la joie saine.L'analyse du vin, non plus symbolique mais biologique, met elle aussi en évidence la spécificité bénéfique de cette boisson, quand elle est consommée modérément. Le Vin de la Vie, de joie et santé, s'accomplit dans le mystère chrétien. La surabondance du Sacrifice du Christ est seule a même de nous procurer l'allégresse véritable : in Vino Veritas...
Le corps dans l'Ancien Testament (Jérôme Levie, Toussaint 2003)
L'hébreu de l'Ancien testament fourmille d'expressions corporelles qui témoignent d'une culture sémitique qui ne sépare pas l'âme et la chair, mais où le corps est le mode d'expression naturel de l'homme, chacune de ses composantes étant placée « dans une optique synthétique », « comme un aspect de la personne par lequel l'être entier est exprimé ». À travers une promenade par les bras, le nez, les entrailles..., l'auteur nous montre la centralité du corps dans la culture dans laquelle Dieu a voulu prendre effectivement chair.
Création et nature dans l'Ancien Testament (Arnaud Basson, Pentecôte 2004)
L'évocation de la Création dans l'Ancien Testament ne se limite pas à la Genèse, mais l'observation de la nature et de sa dépendance à son Créateur a beaucoup inspiré les auteurs des psaumes et des cantiques prophétiques. Du désert à la richesse de la Terre Promise, de la crainte de la colère de Dieu à la louange de Son amour infini, la majesté et la miséricorde du Dieu d'Israël sont chantées par tous les poètes de la Bible, dans l'attente d'un salut qui se réalisera aussi dans la création.
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Nouveau testament
Enquête sur Pierre, dans l'Evangile de Jean. Avec quelques soupcons derrière la tête: "celui que Jésus aimait" ne se réserve-t-il pas le beau rôle face au camarade pécheur ? Premier des pécheurs, Simon est aussi, et peut-être en réponse à sa faiblesse, le premier pardonne, le premier des apôtres. Qui Jésus aimait-il le plus ? Jean plus aimé, et non pas préferé, Pierre amène à aimer le plus. Ces deux figures reflètent, plutôt qu'un conflit inexistant sous le regard de l'Amour, deux pôles de la vie dans l'Eglise : amour et service.Et chaque attitude nous appelle chacun, selon le désir du Christ.
Le drame de l'incrédulité (chez St Jean)
Confronté à la première génération de chrétiens qui n'aient pas connu le Christ, l'auteur du quatrième Evangile évoque plusieurs fois le refus de croire de ceux qui l'ont vu afin que nous tirions à notre tour les enseignements des erreurs commises.
Jésus le Nazaréen et Marie la Magdaléenne
La présence des femmes aux côtés du Christ est essentielle tout au long de sa mission. En particulier, elles jouent un rôle fondamental dans l'oeuvre pascale du Christ, et pour la naissance de l'Eglise. Au sein de ce groupe de femmes qui suit les pas de Jésus de Nazareth se détache la figure de Marie la Magdaléene: « réssuscitée » par le Christ et convertie à l'Amour véritable, elle peut à la fois assumer la place de soeur pour Jésus dans l'annonce de sa Parole, et de mère pour l'Eglise au matin de Pâques.
"Suivant l'exégèse augustinienne, les miracles de l'Ancien Testament prennent sens dans la victoire du Christ sur la mort et l'instauration de Son Royaume de Vie. Tout miracle devient signe et proclamation de cette entrée dans la Vie, jusqu'aux miracles perpétuels et discrets que sont les sacrements."
L'Evangile de saint Jean nous présente à quatre reprises un personnage énigmatique, "le disciple que Jésus aimait". A travers une étude précise de ces moments se dégage une figure exemplaire, celle du disciple qui veille, demeure et adore, modèle d'une attitude spirituelle à laquelle nous pouvons être invités.
Jean le Baptiste et Marie sont des figures exemplaires
qui permettent de saisir quelle peut être la joie du chrétien
à ce moment de rupture où il passe de l'attente du Christ
à sa rencontre, rencontre qui invite à se renoncer soi-même
pour le suivre. Jean le Baptiste et La Mère de Dieu sont deux articles
qui ont été rédigés en parallèle, en
echo.
Jean le Baptiste est la Voix qui crie, le prophète qui annonce l'accomplissement
des promesses de Dieu; il est le Précurseur, figure de l'Ancien
Testament, préfiguration du Christ; mis en présence de Celui
qu'il annonce, il choisit de s'effacer et est exécute; cette disparition
devant son antitype est source d'une joie exultante, joie parfaite qui
est "liberté laissée à l'Esprit Saint d'informer
notre vie" et "obéissance totale au Père".
Jean le Baptiste et Marie sont des figures exemplaires qui permettent
de saisir quelle peut être la joie du chrétien à ce
moment de rupture où il passe de l'attente du Christ à sa
rencontre, rencontre qui invite à se renoncer soi-même pour
le suivre. Jean le Baptiste et La Mère de Dieu sont deux articles
qui ont été rédigés en parallèle, en
echo.
Marie ne témoigne pas; c'est par son silence qu'elle laisse se manifester
la Parole qui habite en elle; elle n'anticipe pas mais vit au présent
la réalisation des promesses passées; elle ne s'efface pas
mais participe à la mort de son Fils; la Présentation au
Temple, synthèse de ces attitudes, nous montre sa joie, faite de
force et de lucidité : la joie chrétienne est conscience
et non aveuglement.
Signes par milliers, Dieu dans notre histoire
Les miracles que rapporte la Bible peuvent aujourd'hui encore nous toucher comme signes d'un Dieu venu relever l'homme jusqu'en sa chair. Ils nous invitent à nous laisser surprendre et à nous émerveiller des signes de la présence de Dieu dans notre vie.
Accueillir
le miracle
Le communisme des Saints
D'après un livre du Père Verheijen sur la règle de saint Augustin, où l'on apprend que la dépossession volontaire décrite par saint Luc dans les Actes des Apôtres, IV, 32-35, est l'expression d'un amour mutuel qui dépossède librement les fidèles de leur propre personne, de sorte qu'ils n'ont plus qu'une seule âme dans le Christ, leur unique Trésor, sous la motion de l'Esprit Saint, essentielle dépossession. La communauté de biens matériels reflète ainsi la communion spirituelle.
Jean le Baptiste fait irruption dans une époque où le prophète est une figure bien définie, source de belles formules et de lumières sur un futur effrayant si possible. Or le Baptiste n'annonce pas la punition mais prêche un baptème de pénitence ; il ne prophétise pas sur un futur lointain, mais parle d'un avenir très proche, voire présent. Lui qui disparait si vite, peut-il nous annoncer quelque chose ? Qu'est-ce qu'un prophète du temps présent, qui assume la divinité au coeur du monde ? Relisant Mt XI, 2-10, les auteurs nous invitent à approfondir ces questions : par quoi se définit le prophète et quelles interrogations l'agitent ? Comment reconnaître ce qu'il annonce ? Comment être sûr que c'est un prophète ?
Debout, les damnés de la terre !
Si les représentations de l'enfer sont si marquées par la souff rance physique des damnés, il faut en chercher la cause dans la théorie de la résurrection corporelle des damnés, telle que l'expose saint Augus tin dans les derniers livres de la Cité de Dieu. Illustrations d'Agrippa d'Aubigné.
Apologie du mauvais larron (P. Jean-Robert Armogathe, Cendres 2004)
Cet article est d'abord paru dans Communio en 1993. Au-delà de la distinction classique entre le bon larron, qui reconnaît son péché et accepte la justice de sa punition, ayant ainsi gagné sa rédemption, et le mauvais défiant Jésus de le sauver, l'auteur dresse un portrait original d'un « mauvais larron » qui, du fond du désespoir et de la nuit du péché, en appelle au Christ, unique sauveur de l'humanité et vainqueur des ténèbres par Sa Croix.