Vie chrétienne

Spiritualité
La folie
et/ou la grâce
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
En réponse à l'article de Xavier Morales, "Aimer le Christ", paru dans le numéro précédent, celui-ci revient de manière critique sur l'idée d'un "devoir de prière" et tente de montrer en quoi l'amour peut, dans une perspective chrétienne, être l'objet d'un commandement.
Réflexion sur l'intimité personnelle avec le Christ, fondée sur l'Incarnation; la relation qui nous unit au Christ est véritablement charnelle; c'est bien notre chair qui a été crucifiée avec Lui. La vie de prière est à ce titre légitimement affective: "la permanence d'un lien charnel que rien ne peut effacer" entre Jésus et nous est une invitation à l'aimer et à le prier sans mettre de côté notre chair et nos sens. Cet article à donné lieu à un article de réponse, paru sous le titre "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu".
Libre propos inspiré par un texte de Philippe Jaccottet.
" Simul justus, simul peccator "
L'univers spirituel de Luther est hanté par le mal.Mais le portrait qu'en dresse le réformateur n'est que pour magnifier le don divin de la grâce.Entre le péché et le salut gratuit,la vie du chrétien est une perpétuelle renaissance.
Et tous deux ne seront qu'une seule chair -- Une vision chrétienne de la sexualité (Sébastien Ray, Toussaint 2003)
Les positions de l'Église sur la sexualité sont largement critiquées parce que trop souvent méconnues. Loin d'être un système de tabous arbitraires basés sur une idée d'impureté, elles viennent de la dignité de l'homme dans sa vie sexuelle qui doit être le signe de l'ouverture aux autres et à Dieu. Se basant sur Amour et responsabilité de Mgr. Wojtyla, cet article montre comment les exigences de l'Église proviennent de l'idée d'une sexualité de personnes et du refus de l'utilitarisme, permettant à l'homme de s'épanouir pleinement.
« Il me répondit que j'étais trop émotif et que j'aurais eu besoin de calmants et de faire du tricot. » (P.L., Toussaint 2003)
La place importante voire prépondérante accordée l'émotion dans la religiosité moderne est un fait sociologique établi, dont l'auteur s'emploie à contester le bien-fondé dans le cadre du christianisme. Les « temps forts » à la mode ne sauraient remplacer le calendrier liturgique, qui est actualisation de la vie du Christ ; l'émotion brute ne se suffit pas à elle-même mais doit être orientée par la réflexion et l'enseignement doctrinal ; enfin, la foi impose de ne pas s'accrocher à l'émotion comme signe de la présence de Dieu, mais de croire en Lui sans nécessairement Le ressentir. L'insistance sur l'immédiateté des émotions risque de masquer le fruit principal de la prière chrétienne : l'authentique joie du Christ ressuscité.
La souffrance, rédemptrice ? (Jérôme Levie, Cendres 2004)
La souffrance, une des réalités incompréhensibles de notre vie, est difficile à concilier avec la foi en la bonté de Dieu. L'auteur montre comment, au-delà des interrogations revendicatrices sur le sens intrinsèque de la souffrance de l'innocent, ce n'est qu'en s'associant à la souffrance de l'Innocent Lui-même que l'homme pécheur peut retrouver la Vie dont sa faute le prive, et le mener enfin vers la joie pour laquelle Dieu l'a créé.
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Témoignage
Le miracle, ou la beauté
de l'inutile
Miracle avec et sans !
Engagement et devenir chrétien
: un essai
L'engagement est un acte de volonté ponctuel,
prolongé dans le temps par la fidélité. Il est donc
un risque pris - car on n'est pas maître du temps - et une manifestation
de courage. Pour ne pas devenir fanatisme ( un engagement qui nierait la
discontinuité du temps et confondrait fidélité et
immobilisme ) ni versatilité ( un engagement qui ne se poserait
que dans l'instant, sans le courage de la durée ) l'engagement doit
être exercice d'attention, comme l'enseigne l'Evangile: il faut veiller,
être prêt.
La vie consacrée, dans cette perspective, échappe à
l'accusation de désengagement, puisqu'elle est pure attention à
la discontinuité de la vie humaine, face à la continuité
de la présence divine, expérience de courage et de fidélité
qui authentifie tout engagement chrétien.
Editorial du premier Sénevé de l'année 1996-1997, cet article pose les fondements de l'engagement des talas dans leur Ecole, engagement visible comme Eglise, engagement invisible dans la prière. Image du Christ, les talas sont a la fois son corps visible et sa présence cachée dans le sein du Père.
Le scoutisme est parfois défini comme le "civisme à l'école des bois". Dans le cadre d'activités de plein air, des adolescents prennent des responsabilités adaptées à leur âge à partir du moment où ils prononcent la promesse scoute.
C'est
notre amour que Dieu mendie
Corps souffrant, corps mourant (Entretien du docteur Daniel d'Hérouville avec Marie-Amélie Dutheil de la Rochère, Toussaint 2003)
Le docteur d'Hérouville est médecin dans une unité de soins palliatifs et côtoie donc en permanence de grands malades, dont le corps souffrant peut être objet de rejet pour eux-mêmes ou leurs proches. Il nous explique le respect qui doit être rendu au corps même abîmé, et l'importance pour le malade de ne pas s'enfermer dans sa maladie mais de savoir vivre avec.
Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (Tugdual de Barmon)
Le pélerinage tala vers Saint-Jacques en août 2003 vu par un participant, qui conte la marche, les étapes, la prière... Ultreïa.