Les objectifs:
- S'informer et se former sur les différents objets qui relèvent du
débat public.
- Favoriser les échanges d'idées et de connaissances au sein de l'école
dans le domaine politique.
- Permettre à chacun d'acquérir la culture politique et les
outils de
réflexion théorique et pratique nécessaires tant aux engagements
individuels ou collectifs qu'au simple exercice de la citoyenneté.
- Le but du séminaire est de donner à chacun les moyens
se forger
une
opinion sur des sujets politiques particulièrement complexes et d'aller au-
delà des préjugés et des avis immédiats que chacun nourrit spontanément en
ces domaines. Il n'est donc pas question de défendre a priori une thèse,
une doctrine ou une idéologie quelconque, mais au contraire de se forger
par la discussion argumentée et ouverte une opinion réfléchie. Il ne
s'agit pas plus de prétendre dégager les « bonnes » solutions ou les
« vraies » réponses que de concevoir un « programme » visant à être
propagé, encore moins d'aboutir à un accord de tous les participants sur
l'analyse qu'il convient d'en faire. Ce séminaire se fixe essentiellement
un objectif de formation de chacun par le débat.
Le fonctionnement :
- Des réunions régulières (tous les mois/deux semaines/semaines ?),
chacune
Ă©tant organisĂ©e autour d'un thème unique, clairement dĂ©limitĂ© et dĂ©fini Ă
l'avance. Proposition et sélection en commun des thèmes abordés.
Organisation type des séances :
- Travail préalable d'information de chacun sur le thème discuté,
soit
chacun par des sources différentes, soit grâce à un dossier minimal prépar
à l'avance par les organisateurs de la séance.
-
Présentation problématique du sujet par une ou plusieurs personnes.
Si
possible et dans la mesure où des thèses/points de vue discutables seront
inévitablement exposés, il faudrait au moins deux organisateurs se
répartissant de manière contradictoire la « matière » à présenter. Quelque
chose comme une demi-heure de présentation pour une séance de deux heures,
avec proposition éventuelle des points/thèses/distinctions a débattre.
-
Une discussion entre tous les participants régulée si nécessaire par
un
« médiateur» désigné en début de séance. On peut imaginer que quelqu'un
soit chargé de prendre des notes tout du long pour permettre à tous de
ressaisir le fil de la discussion après coup, ce qui est à la fois utile et
souvent très difficile.
-
La séance peut se clore par un mise au point sur les sujets à aborder lors
des séances ultérieurs, sur la distribution du dossier pour la fois
suivante, et éventuellement par un résumé de la discussion par le
régulateur ou le « scripteur », souvent utile.
- Il est souhaitable qu'un certain nombre d'élèves
assument, soit tour
Ă
tour, soit, à défaut, de manière permanente, l'organisation des séances
(préparation des thèmes/ dossiers/ exposés + régulation des discussions +
prise de notes). Les élèves suffisamment motivés pour assurer ce travail en
se relayant assureraient ainsi la continuité et la poursuite du séminaire
sur le long terme, tout permettant à des participants moins impliqués ou
plus « intermittents » de se joindre aux discussions. Le principal problème
est celui du seuil maximal au-delà duquel une discussion ordonnée,
argumentative et intéressante devient impossible. De telles séances sont
imaginables Ă partir de trois ou quatre, elles deviennent impraticables au-
delĂ de quinze/vingt personnes. En cas de sur-nombre, on peut imaginer la
constitution de deux séminaire, ou plus.
Si le séminaire fonctionne activement, il pourrait élargir son
activité à l'organisation, ponctuelle ou régulière, de séances visant un
public beaucoup plus large, se déroulant par exemple en salle Dussane. Ce
serait l'occasion d'inviter des intervenants qualifiés (spécialistes,
représentants de la société civile ou du monde politique.) qui pourraient
proposer des exposés tournant là encore autour d'un thème unique, puis une
discussion avec l'ensemble du public. Ces « conférences-débats » pourraient
être préparées pendant les séances ordinaires du séminaire, afin d'assurer
une tenue minimale des échanges suivant l'exposé, et de préparer
éventuellement une petite plaquette d'information thématique à distribuer
avant/pendant/après la conférence.
Quelques principes pratiques :
-
Les sujets sont décidé en commun par les participants au séminaire, soit un
par un, soit au sein de thématiques. Il ne s'agit ni de construire un
programme exhaustif ni de prétendre avoir fait le tour complet des sujets
étudiés, mais de trouver un compromis entre un minimum d'approfondissement
et un équilibre dans le choix et la diversité des sujets susceptible de
satisfaire chacun. Le projet du séminaire repose sur une méthode de
discussion et non sur une unité de thème ou une orientation politique.
-
Chacun à un droit égal à la parole. Ce qui ne signifie pas que chacun doit
parler autant que les autres, mais seulement que personne ne peut
monopoliser la parole au nom de son éventuelle « qualification », ni
interdire à qui que ce soit de participer sous prétexte de son appartenance
politique ou de sa prétendue « incompétence ».
-
Aucun orientation partisane ne doit guider a priori l'évolution des
discussions. Certes chacun réfléchit à partir de ses propres convictions et
attentes, et il serait illusoire de prétendre à une « objectivité »
parfaite, que ce soit dans le débat ou dans le choix des sujets ; mais le
maintien d'une diversité de points de vue contradictoires semble un bon
compromis. L'intérêt du séminaire sera d'autant plus grand que des opinions
alternatives s'y affronteront.
-
La discussion n'est pas le seul but des séances. Sachant que le défaut
d'information est patent pour la plupart d'entre nous sur les sujets les
plus essentiels, le recueil préparatoire, l'organisation et la présentation
des informations sur lesquelles se fonderont les discussions sont une part
importante du travail. La diversité des approches est souhaitable dès cette
étape et assurera une base commune pour la discussion.
-
Un régulateur doit être désigné pour chaque séance : celui qui participe
activement Ă un dĂ©bat n'est pas toujours Ă mĂŞme de juger si chacun Ă
l'occasion de parler, ni de convaincre un autre participant de laisser les
autres s 'exprimer. Le régulateur doit donc assurer ce rôle et rester un
peu en retrait dans les prises de position. Il n'a pas forcément à faire
partie des organisateurs de la séance.
- Le séminaire n'a en aucun cas vocation à devenir le
lieu de
joutes
oratoires et rhétoriques, d'affrontement d'idéologies pré-constituées ou
encore d'échange d'insultes politiquement correctes ou incorrectes. Les
participants, quels que soient leurs opinions, leurs engagements ou leur
tendances politiques, acceptent de se prĂŞter aux règles d'un dĂ©bat ouvert Ă
tous, reposant essentiellement sur l'échange de questions, de propositions,
d'informations et d'arguments, dont il importe plus Ă chaque fois de savoir
si elles sont recevables rationnellement par tous que de se demander qui y
adhère ou y « croît ».
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