BOcal numéro 127



Sommaire



Annonce

L'amour, les fauves, l'action, la lutte des classes, les questions fondamentales, oui, bien sûr... vous les aurez.

Si vous venez voir Opérette, la pièce de Witold Gombrowicz, vous aurez droit également à la "bêtise sacrée", à l'"idiotie monumentale" de l'opérette ; vous la verrez emportée et balayée par le vent salutaire de l'histoire, avec ses personnages et ses musiques surannées... Oui, tout cela, vous le verrez...

Opérette, de Witold Gombrowicz au Collège Néerlandais (Cité Universitaire) 61, boulevard Jourdan, dans le 14ème arrondissement. Les 21, 22 et 23 juin à 20 heures 30.

NDLR : Allez-y nombreux applaudir notre Frédo (qui joue aussi dans le Menteur, même lieu vendredi, samedi & lundi).


Welcome to the CyberSpace Dimension

Vous n'êtes pas encore CyberBléca ?

Finis les CyberJuniors, voici le temps des CyberPenseurs, devenez un Cyber-Chercheur (l'Ecole est faite pour ça).

En importation directe des USA, vends CD ROM de CyberSex, interdit aux mineurs. Prix donné symbolique : 69F. Bonnes occasions de CyberSitus, marque Krikri. CyberContacts: Your CyberMaster of Ceremony

Michel Roesch


Méga, c'est plus fort que toi !

À la surprise générale (notamment celle du club Méga), il y aura finalement un Méga en septembre 1994. Grâce à la généreuse contribution du bienheureux COF 93/94 (à l'heure où j'écris, qu'il repose en paix), le Méga frémit, il va être prêt, et il va être bon ! Simplement pour simplifier nos calculs, ceux des actuels élèves qui comptent participer à ce week-end (déjà) mémorable à Strasbourg du 23 au 25 octobre seraient gentils de se signaler à l'un des responsables Méga (Blandine Doligez, Maud Reydellet ou Thomas Lienhard). Ça ne vous engage à rien, mais ça nous permettra d'évaluer approximativement le nombre de participants. Merci d'avance.

Pour l'équipe Méga (qui vous aime aussi, ça ne peut pas faire de mal), Thomas Lienhard


Collecte de livres, Vietnam,

suite (juin 94) ou : comment se débarrasser de ses bouquins excédentaires tout en évitant de les revendre à Gibert pour des clopinettes, également intitulé : comment aider au déménagement de sa turne devenue infernale à la fin juin...

Les complexes universitaires de Da-Nang et de Hué, au centre du Vietnam, parmi lesquels une école normale supérieure... ont un très grand besoin de livres (sciences, littérature, histoire, philosophie, etc.).

Nous disposons désormais d'un local où entreposer les livres qui seront envoyés autour de la fin juin. L'idéal serait de les regrouper en une fois à l'aide d'une voiture et d'un chauffeur serviable. Les personnes désirant faire envoyer leurs Phèdre (qu'elles possèdent en n exemplaires), et les possesseurs de voitures, peuvent me contacter : Eveline MANNA, 45 80 28 62

ou, si possible, faire transmettre par la navette un mot dans mon casier à Jourdan.


Un trousseau nommé Reviens

Nous espérons que le joyeux plaisantin qui a subtilisé les clefs de Nicolas a bien ri, et qu'il a apprécié les conséquences de son gag ces derniers mardis. Nous lui rappelons que les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues.


Le club échecs vous informe

Un peu étriqué, mais heureux, le club échecs aidé d'un centralien a surmonté de redoutables problèmes financiers pour participer à la simultanée contre Short.

Les petits gâteaux étaient bons mais y'en avait pas assez, les organisateurs étaient radins et pas cools du tout, et en plus ils ont magouillé le tirage au sort des couleurs.

C'est dire qu'on est très fiers d'avoir fait nulle avec les noirs. D'après Short, on a même placé une nouveauté théorique dans la française : c'est dire si on est fort.

Ce week-end l'actif club échecs récidive en participant à un tournoi grandes écoles suivi d'une simultanée contre Spassky. Il reste encore une place : manifestez-vous d'urgence !

Ania (mail, casier Otw..., 40517992)


Dernier Rappel

Si le BOcal paraît à temps : il y aura une traque ce soir (jeudi). Rendez-vous à 22h30 en salle HP, comme d'habitude.

Si le BOcal paraît en retard, comme la semaine dernière : il y avait une traque jeudi soir. Dommage pour vous, vous l'avez ratée... TMOY, encore lui.


Il n'y a pas de petits profits

Bien sagement l'ensemble des élèves de l'Ecole, honteusement privilégiés (pensez aux petits biafrais disait mon papa...), a apporté à l'agent comptable une demande d'autorisation de résider dans l'internat pour le mois de juillet et... un chèque de 645 ou de 1290 francs, c'est selon. Dans la grande tradition d'honnêteté des compagnies d'assurance, Monsieur Bernet nous avait prévenus du fond de la page un de la traditionnelle demande : il va falloir raquer. Et Monsieur Bernet de jouer sur la mauvaise conscience du Normalien moyen : Comment ? Mais vous êtes des privilégiés, un peu de décence ! Et le Normalien moyen baisse la tête et tend son chèque. Permettez-moi juste quelques questions : pourquoi de telles augmentations ? Les impôts locaux ont-ils si fortement augmentés ? Les frais étouffent-ils notre bonne vieille Ecole ? A l'heure de son bicentenaire Monsieur Bernet semble découvrir l'incompatibilité de l'existence de cette école et du concept de rentabilité. Si on veut rendre l'Ecole rentable, autant la fermer ! Il y a dans cette Ecole une tendance détestable qui commença il y a quelques années avec l'idée (que Monsieur Bernet nous ressortira sans doute un jour ou l'autre) de faire payer l'infirmatique, de faire payer les photocopies à un tarif scandaleux et on pourrait multiplier les exemples. Quel est votre but, Monsieur Bernet ? La logique de votre politique est la mort de cette Ecole. Bientôt vous nous ferez payer la scolarité. C'est vrai, après tout, nous sommes payés à ne rien faire. Allez-y, Monsieur Bernet, on vous fait confiance. Pour la grande fête du bicentenaire vous pourriez annoncer la fin de l'Ecole Normale Supérieure, c'est pas rentable cette bête-là. Je suis sûr que vous trouverez des normaliens pour être d'accord avec vous, la mauvaise conscience vous dis-je !

François-Xavier Nérard


Ambassade

Suite à notre lettre du 14 mai à Monsieur Guyon à propos de l'augmentation du prix de l'internat, nous avons été reçus, Marie-Christine Marcellesi, Florent Hivert et moi-même ce mardi 14 juin par Messieurs Guyon, Lautman et Bernet.

Voici leur réponse : il n'est pas question de revenir sur cette augmentation, la décision a été prise de façon parfaitement normale et sans dissimulation aucune par le CA, le prix est encore "dérisoire" par rapport à celui d'un studio, il est normal de payer pour le temps réellement occupé, le niveau de vie d'un Normalien est exceptionnellement haut, il est légitime que nous défendions nos privilèges mais il ne faut pas trop en demander, il faut accepter qu'on tende vers la "vérité des prix".

Sur la brutalité de cette augmentation, il nous a été répondu qu'il s'agissait d'un retour à la normale.

Monsieur Bernet a observé qu'à l'origine les neuf mois de rente ne correspondaient qu'à neuf mois d'internat effectif. Nous avons objecté qu'à l'époque la rente était bien inférieure et réellement dérisoire. On nous a répondu sur la vérité des prix (il y a un cercle).

Nous avons observé que 1290 francs par mois pour une chambre (et non un studio) dans le cinquième était avantageux mais non dérisoire et que surtout, pour une chambre à Montrouge, on était déjà presque au-delà de la vérité des prix, compte-tenu de leur taille, de leur localisation et de leur état. Aucune réponse satisfaisante ne nous a été donnée, sinon qu'il y avait des Normaliens très heureux à Montrouge.

S'agissant des élèves en CST, Monsieur Bernet a remarqué qu'il n'y avait aucune raison statutaire pour qu'ils fussent logés à l'internat et que c'était donc une faveur qu'on leur faisait.

Lorsque nous avons demandé quelles dépenses nécessitaient cette augmentation, on nous a répondu qu'il ne s'agissait d'aucune dépense particulière mais là encore de la vérité des prix et de se donner les moyens d'envisager des améliorations. Monsieur Guyon a donné l'exemple d'une salle d'informatique à Montrouge.

Le seul point sur lequel nous ayons obtenu une réponse positive est la question de l'entretien de l'internat au-delà du 15 juillet, qui sera désormais assuré.

Sur la question de la régularité de la procédure, je ne peux qu'en donner acte à nos interlocuteurs, et espérer que cela conduira à une interrogation sur la façon dont les élèves sont représentés dans cette Ecole et, plus généralement, sur la notion de forfaiture.

Sur le fond, on ne peut que déplorer que la notion de vérité des prix (et quelle vérité ? Je n'ai pas entendu dire que l'indice du bâtiment à Paris fût à 27%) remplace celle de droit à l'internat. Si nous acceptons l'argument de l'ampleur de nos privilèges comme raison de ne pas les défendre, nous ne resterons pas privilégiés longtemps.

Nous ne pouvons donc que remercier Messieurs Guyon, Lautman et Bernet de nous avoir si aimablement reçu, et déplorer qu'aucune modification d'une mesure que nous persistons à juger scandaleuse n'ait été envisagée.

Emmanuel Lyasse.

NdPdT. Mais non, Nours, c'est normal et tout à fait cohérent avec la tendance du personnel et de l'administration à faire comme si les élèves étaient juste des pièces rapportées sur l'Ecole qui, de toutes façons, existerait sans eux... [NdR : opinion qui est d'ailleurs partagée par l'ABENS]


Le nouveau Bureau

Président : Marsu (C. Villani).

Vice-présidente : Nathalie Helmreich .

Trésorier : S. Aicardi.

Trésorier-adjoint : P. Zinn-Justin.

Secrétaire : Béroul (V. Belrose).

Secrétaire-adjoint : Isilion (N. Thiéry).

NdR, J & F : c'est la victoire du Club K-Fête-salle S et on a mal.

NdPdT (membre éminent du lobby K-Fête, comme on sait) : c'est un beau bureau !


J'aime pas TMOY

Il y a des gens qui semblent limiter la vie à un écran d'ordinateur ou à un jeu de cartes... C'est pas très exaltant, mais on prend son plaisir comme on peut, où on est capable de le prendre.

En outre, il y'en a au moins un (je suppute qu'il n'est pas le seul) qui dans trente ans sera encore en train de se branler à l'idée que par son petit surnom, son petit numéro, ou plus simplement sa petite présence, il a maintes fois rayonné aux AG du COF (vous vous rendez bien compte? une AAAgggé du COF... l'extase!).

A ce pauvre vieil archicube, puisqu'ainsi il se "pseudomme" et dissimule, qui ne peut vivre (il est vrai que dans ce contexte, ce mot peut soudain vous paraître curieusement sordide) qu'à, et par, l'école je conseillerai, tout bonnement et tout de go, d'aller réécouter tonton Georges : "Le temps ne fait rien à l'affaire..."

Crevure, déjà vieux con et futur archicube, qui (dieu m'tripote) crépite encore.


Bonheur de lire, désir de partager (ou la démocratie en danger (-8 )

Après avoir dévoré Du Pouvoir, de Bertrand de Jouvenel, je suis heureux de pouvoir lire Le Pouvoir, les génies invisibles de la cité, de Giulelmo Ferrero. Ma foi, voilà des auteurs dont l'oeuvre révèle une profonde compréhension de l'Homme. Sciences Humaines avant tout, les sciences politiques voient là des chefs d'oeuvre dont je regrette qu'ils soient si méconnus et si peu discutés. Que de tels livres ne sont-ils pas au programme des lycées, alors que les sciences politiques sont si nécessaires au citoyen d'une démocratie ! Que le cours de philosophie des lycées ne devrait-il traiter davantage de philosophie (politique forcément) que d'histoire de la philosophie comme il le fait actuellement ! L'Histoire elle-même, privée de toute signification politique, n'est qu'accumulation aride de faits (mais là, je commence à m'éloigner du sujet).

En bref, je vous invite tous à lire ces livres essentiels (et/ou à m'en indiquer d'autres), et en profite pour passer cette petite annonce:

être (se croyant) doué d'intelligence cherche semblables pour partager intérêt pour l'ensemble desdits semblables (alias l'Homme ?), dans toute l'extension du terme et donc dans sa dimension politique.

Faré,

qui sait que la connaissance de l'Homme est condition nécessaire (mais non suffisante ?) à toute pensée politique, et donc à toute action politique structurée, même s'il n'est qu'un louseux d'informaticien.


Le BOcal parait tous les Jeudis à 1100 exemplaires


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Julien.Jalon@ens.fr