PEUT-ON VOULOIR SUPPRIMER LE HANDICAP ?
HANDICAP ET CITOYENNETE

Séances du 26 novembre et du 3 décembre 2003, dossier réalisé par Hélène Harder et Florent Buisson

Le dossier est pour l'instant disponible au format .doc


« Entre l'être vivant et son milieu, le rapport s'établit comme un débat.  »

G. Canguilhem

« Je suis handicapé. Démarche chaloupée, voix hésitante ; jusque dans mes gestes les plus infimes, mouvements abrupts de chef-d'orchestre drôle et sans rythme : voilà le portrait de l'infirme. Dans cette quête, l'expérience de la marginalité peut ouvrir une singulière porte sur notre condition. Partir à la rencontre du faible pour forger un état d'esprit capable d'assumer la totalité de l'existence, telle est l'intuition fondamentale et hasardeuse de ce périple. »

Alexandre Jollien, Le métier d'homme

«  Le vivant et le milieu ne sont pas normaux pris séparément, mais c'est leur relation qui les rend tels l'un et l'autre. Le milieu est normal pour une forme vivante donnée dans la mesure où il lui permet une telle fécondité, et corrélativement, une telle variété de formes, que, le cas échéant de modifications du milieu, la vie puisse trouver dans l'une et l'autre de ces formes la solution au problème d'adaptation qu'elle est brutalement sommée de résoudre. Un vivant est normal dans un milieu donn pour autant qu'il est la solution morphologique et fonctionnelle trouvée par la vie pour répondre à toutes les exigences du milieu. Relativement à toutes autres formes dont il s'écarte, ce vivant est normal, même s'il est relativement rare, du fait qu'il est, par rapport à elle, normatif, c'est-à-dire qu'il la dévalorise avant de l'éliminer. »

Canguilhem, Le normal et le pathologique