QUELLES SOLUTIONS À LA SURPOPULATION CARCÉRALE?

Séance du jeudi 16 janvier 2003

Si la volonté de réforme des prisons a été forte depuis la Révolution Française et si de grandes améliorations des conditions de vie en détention ont eu lieu (notamment depuis 1945 avec la mise en avant du rôle de réinsertion de la prison), un problème récurrent est celui de la surpopulation carcérale, liée d'une part à la très forte augmentation du nombre de détenus depuis 1975 (il y avait 26 032 prisonniers en 1975, 42927 en 1985 et 52961 au début 1999) et d'autre part à l'absence de rénovation suffisante du parc pénitentiaire.

La population carcérale a même atteint 56385 détenus au 1er juillet dernier (et 55879 en août), cela pour un total de 47473 places en prisons. Le principe de l'encellulement individuel n'est pourtant pas récent puisqu'il date de 1875.

Face à cette surpopulation qui nuit très gravement aux conditions de vie en prison, à la mission de réinsertion de l'administration pénitentiaire mais également aux conditions de travail des surveillants, et considérant en outre d'autres paradoxes, pour ne pas dire absurdités du système pénitentiaire français, on doit se demander comment résoudre cette surpopulation.

Le gouvernement a annoncé le 21 novembre dernier la création de 13200 nouvelles places de prison qui seront construites d'ici à 2007, présentées comme solution à la surpopulation carcérale. Par ailleurs, certains affirment que la solution à la surpopulation chronique de nos prisons se trouve dans la création (ou plus simplement l'utilisation) de peines alternatives à l'emprisonnement.

On essaiera de présenter les différentes solutions avancées dans ce débat en tâchant de mettre à jour la complexité de ces questions.



Dossier réalisé par P. J. et Alexis Saurin pour la séance du jeudi 16 janvier 2003.

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