Aumônerie de l'École Normale Supérieure


Les responsables de l'aumônerie : les princes

Pour l'année 2017-2018, les princes et princesses à votre service sont :

Comment sont-ils arrivés jusqu'ici ?

Anne-Laure

En septembre 2016, au sortir de trois années de désert spirituel, j'ai eu la grâce d'être très chaleureusement accueillie par les talas (les princes de l'époque, ardents recruteurs, réussirent à me faire signer la mailing liste tala avant même mon engagement décennal !), dont la ferveur et la générosité m'ont tout de suite fait une forte impression. On peut dire que je suis « tombée dans la marmite » dès la rentrée ! La fréquentation des talas et de notre aumônier, le père Urfels, a été pour moi une source de grande croissance spirituelle mais aussi le lieu où se sont forgées des amitiés profondes. J'ai découvert dans notre aumônerie une véritable « petite Église » de frères et de sœurs parfois très différents les uns des autres, unis par les liens de la charité. Cette charité, puisée dans la participation commune à la liturgie eucharistique et vécue concrètement par le partage des repas (...et de la vaisselle !), est pour moi un immense soutien dans ma prière quotidienne et l'approfondissement de ma foi.

Lorsque nos illustres prédécesseurs m'ont demandé de participer à la relève pour cette année, c'est avec joie que j'ai accepté cette mission, en sachant que je pourrais compter sur vos prières pour m'aider à tenir le cap. Au moment d'entrer en M1 de philosophie et en deuxième année de scolarité normalienne, j'espère mettre mes forces à servir le Christ dans mes frères et à l'annoncer à tous ceux qui n'ont pas encore reçu la grâce de le connaître.

Je prie pour que chacun trouve dans notre aumônerie une abondante source de grâces, comme elle l'a été pour moi. « Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. » (Mt 7, 7)


Clarisse

Née dans une famille où la foi n'était pas centrale pour tous, et à la pratique par conséquent irrégulière, j'ai eu un chemin de foi tortueux et discontinu. Depuis mon enfance au cours de laquelle j'ai reçu une éducation religieuse minimale, j'ai longtemps été partagée entre le doute à l'égard de Dieu et l'hésitation à adhérer à la foi catholique, et l'impossibilité de me détourner totalement de Dieu et de la foi. En effet, au cours de mon enfance puis de mon adolescence, il y a toujours eu un signe m'incitant à me rapprocher de Dieu lorsque je m'en éloignais, et ravivant ma foi lorsqu'elle s'atiédissait. L'arrivée à l'âge de huit ans dans une paroisse dynamique qui organisait à intervalles réguliers des messes spécialement destinées aux jeunes et à laquelle était rattachée un groupe scout formidable où j'ai immédiatement trouvé ma place ; ou encore un séjour en Jordanie au cours de mes année de collège qui m'a fait voir le christianisme sous un jour nouveau, ont ainsi été des éléments déterminants de mon parcours de foi. C'est en fait à la fin du lycée que j'ai définitivement choisi de croire ; ma foi et mon désir de suivre le Christ n'ont depuis lors cessé de grandir. La découverte de l'aumônerie et des talas lors de mon entrée à l'ENS y a énormément contribué : ma foi et ma conviction que chacune des actions du chrétien doit être ancrée dans l'amour de Dieu et dans la charité ont été nourries par les moments de prière, conférences et autres activités organisées par cette aumônerie très vivante, ainsi que par les rencontres que j'ai pu y faire. C'est donc avec joie que je me mets cette année au service des talas et d'une aumônerie qui m'a déjà tant apporté !


Enguerand

Né dans une famille catholique dans la banlieue parisienne, j’ai découvert Dieu à travers le catéchisme de ma paroisse lorsque j’étais en primaire. Peu après, j’ai commencé à avoir des doutes sur ma foi surtout au début du collège où les cours de caté étaient obligatoires pour toute la classe. Entouré de gens qui n’était pas intéressés, j’ai fini par me désintéresser de la question de Dieu. Mais j’ai tout de même continué à aller à certaines activités proposées par les frères qui s’occupaient de l’aumônerie. Et petit à petit, au fil des années je me suis rendu compte de l’importance que pouvait avoir Dieu dans ma vie et j’ai recommencé à aller régulièrement à la messe le dimanche et même pendant la semaine.

Et c’est dans cette certitude que Dieu est présent à chaque instant que je suis rentré à l’ENS et je suis assez rapidement tombé sur les talas. C’est avec eux que j’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas (en tout cas pas à ce niveau là) : la théologie. C’est peut-être un aspect qui me manquait dans ma vie de foi et qui a été très rapidement comblé auprès des talas mais aussi grâce à la conférence du jeudi soir et grâce à notre aumônier le père Urfels. C’est donc avec joie que nous vous accueillons pour que vous puissiez au mieux grandir dans la foi.


Paul

« S’il plaît à Dieu, toujours ! »

Aîné d’une famille de quatre enfants, j’ai adopté dans ma jeunesse la foi que m’ont transmise mes parents, et dans laquelle ils m’ont éduqué.

J’ai fait mes classes à l’ombre du clocher de Saint-Bruno, qui domine du haut des pentes de la Croix-Rousse l’Institution des Chartreux où j’ai été tour à tour collégien, lycéen puis préparationnaire. Il me plaît cependant de répéter à qui veut l’entendre les louanges de ma terre d’adoption, la Dombes, à la porte de laquelle mes parents ont fini par s’installer.

Dans cette terre parsemée d’étangs, entre les moustiques et les hérons, j’ai couru les bois pendant de longues années dans l’uniforme des Scouts d’Europe… Et comme, par un matin de printemps, j’ai fait la promesse de servir Dieu et la France, il a bien fallu que je fasse quelques heures sup’ : chef routier, puis chef de troupe, formateur en CEP et maintenant équipier national : « un routier scout qui n’a pas tout donné n’a rien donné » !

Normalien enfin, par je ne sais quelle intervention de la Providence et grâce à la persévérance de mes professeurs de Khâgne ! J’entre aussi cette année en M2 d’affaires publiques à Sciences Po, en parallèle d’un cursus en sciences sociales à l’ENS.

Avec les autres princes que la bonté du Tout-Puissant a daigné accorder à notre aumônerie, je veux me tenir toujours prêt, prêt à vous servir et à me rendre disponible aussi souvent qu’il se pourra ! L’aventure des Talas, croyez-moi, vaut la peine d’être vécue. Par leur immense piété et leur charité rayonnante, vous êtes le cœur de l’Ecole, et c’est un honneur d’être à votre service !




Bref historique

Les deux "princes" et les deux "princesses" fixent avec l’aumônier les grandes lignes de l’année et coordonnent les activités. Leur titre un peu pompeux, légué par une tradition immémoriale, ne doit pas impressionner. Ils sont là pour servir, à l’instar des princes aperçus par l’auteur de l’Ecclésiaste dans l’Ancien Testament : "j’ai vu des princes marcher comme des serviteurs" (Qo 10,7).

Jadis, le Prince Tala était unique (parfois assisté par un vice- prince). Une tétrarchie a ensuite été instaurée, maintenue jusqu'à aujourd'hui avec des variations selon les années.

Qui étaient ces anciens princes? Pour le savoir, cliquez ici.


Site de l'aumônerie de l'ENS.
Dieu vous bénisse !